Formateur : Patrick Chêne

Public concerné : Tout public, aucun prérequis.

Objectif :

Durée : Deux journées – 9H-12H30 et 14H-17H (18H)

Prix : Prix 300 € TTC
Réduction de :

  • 80 € pour les abonnés aux sites de l’Ostéo4pattes, les étudiants, les chômeurs, les membres «actifs» de Wakama Nagi
  • 20€ supplémentaires pour les adhérents de L’OAE, de L’ASOAn, de la FBOA, de L’UFEOA. (Sur justificatif)

Lieu : Ferme de Saint Ygnan, 775, route de salucie, 09200 Montjoie. (Sauf mention contraire)

Contact : Patrick Chêne- contact@patrick-chene.fr- 06 12 28 05 42 (SMS)

Inscription : Envoyez un chèque de 30 € d’arrhes accompagné de vos nom, profession, adresse, mail, à Patrick Chêne, Ferme de saint Ygnan 09 200 Saint Girons en précisant le nom, la date et le lieu des journées

Programme :

Même si « Au début était le verbe … » phrase énigmatique s’il en est mais qui voudrait nous dire que le son est primordial, il reste difficile pour un soignant formé académiquement de raccrocher cette phrase au soin du corps et de l’âme. Aussi, quelle drôle d’idée quand on est vétérinaire devenu Ostéopathe D.O. d’utiliser le son, ce ne sont pas des choses qui se font … et pourtant, confronté régulièrement avec des techniques de sons qui soignent, un jour, rencontrant le chant diphonique, j’ai cru savoir ce que je pouvais en faire et je me suis lancé, difficilement au départ, pour être honnête.

Ce chant émis depuis le ventre, trituré dans la caisse de résonance qu’est la bouche a la particularité d’émettre plusieurs sons individualisés en général deux mais aussi trois ou quatre. Le premier appelé bourdon est constant et de ce que j’en ressens au toucher, il met les cellules en vibration.

Il devient alors assez simple de trouver la fréquence qui fait résonner la zone tendue que l’on désire travailler ce qui amplifie et accélère la capacité de traitement en ostéopathie fonctionnelle. Cela se passe comme si tout à coup on utilisait une loupe tactile et sentait des menus détails jusque là inaccessibles qu’il devient alors facile de défaire surtout qu’avec la vibration certaines tensions se défont toutes seules très vite.

Le deuxième son, plus aigu, qui s’appuie sur les harmoniques du bourdon constitue une petite mélodie haut perché et particulière. Dans ce que je comprends, elle ne fait pas vibrer les cellules, mais elle parle plutôt à ce qu’on appellerait la composante énergétique du corps ou le champ de conscience dont nous parle Bernard Dubreuil (massothérapeute à Montréal et aussi soigneur en diphonie).

La caisse de résonance buccale est donc utilisée pour faire varier le son avec les lèvres, la langue, le voile du palais, les cavités nasales pour obtenir la vibration maximum du corps que l’on désire soigner. Rythmer le son depuis son émission est aussi quelque chose d’important.

Dans ma façon de faire, pas de recette de fréquence donnée pour telle organe, telle région du corps, tel chakra, la main qui perçoit la vibration permet de changer fréquence, type de chant, rythme jusqu’à obtenir l’effet désiré.

Même, si on constate en général que plus on est bas dans le corps et plus la résonance est grave et plus on est haut et plus elle est aigue, que plus le tissu (os) est dense et plus la résonance est grave et plus le tissu est aérien ou liquidien (poumon, cerveau) et plus c’est aigu … c’est une règle qui n’a rien de systématique, il peut y avoir par exemple dans un os des « kystes » aigus sans que l’on puisse toujours savoir à quoi cela correspond, et dans le crâne besoin d’un son hyper grave et très rythmé.

L’avantage d’allier le son, ici le son diphonique à l’ostéopathie est donc d’amplifier les tensions qui se travaillent mieux, c’est de la physique vibratoire pure, mais l’effet immédiat est d’accélérer la consultation qui ne doit pas durer plus d’un quart d’heure tellement le remue ménage sonore est fortement ressenti pas beaucoup de patients.

De mon point de vue, indépendamment de ce qu’on appelle la tenségrité au niveau cellulaire, qui explique comment une cellule réagit à la pression (ici sonore) il existe une raison nerveuse à cette efficacité. Dans le corps, il y a deux systèmes nerveux, le système nerveux volontaire et le système nerveux autonome qui régule les fonctions corporelles automatiques (battements de cœur, digestion, tonus musculaire).

Ce dernier se divise en orthosympathique (schématiquement accélérateur et mobilisateur des réserves) et parasympathique (schématiquement ralentisseur et récupération des réserves). Or le muscle n’est innervé que par l’orthosympathique, l’accélérateur … il faut pourtant bien le détendre …. et c’est le rôle des vibrations : le ronronnement du chat, le rire de l’homme, l’infrason émis par les tables dentaires des ruminants qui mâchent, etc. Et dans ce système le chant diphonique et ses résonances s’insère parfaitement …

Il n’est pas rare que les patients humains descendent de la table hyper-détendus en se sentant vibrer ou avec un léger vertige. Quant aux patients animaux ils adorent ce chant, les chevaux se calment à l’écouter, les chiens viennent renifler le filet d’air qui sort de la bouche, les vaches d’un troupeau viennent voir ce qui se passe même en pleine montagne.

C’est grâce à eux que j’ai osé chanter en consultation, m’entraînant au chant accroupi contre un arbre en pleine nature en me demandant de manière lancinante quand est ce que j’allais oser le faire en public, je fermai les yeux, entendis des pas qui se rapprochaient et quand j’ai rouvert les yeux, j’avais en face, à un mètre de moi, un grand cerf mâle et toute sa ramure imposante qui me regardait droit dans les yeux … grand silence, très grande émotion … et quand après un temps long, infini, il s’en est allé au pas, j’ai compris que je tenais là un outil que je ne pouvais pas hésiter à utiliser !

Le rapport de ce soin chanté avec d’autres techniques sonores .. je ne peux dire pour n’avoir pas tout tester, mais utilisant la main, toute technique utilisant un instrument (bol chantant, etc.) m’empêcherait d’avoir le retour de ce qui se passe. Un chant de nature différente pourrait aussi fonctionner bien sûr, mais quelque soit le son ce qui me paraît important :

  1. C’est d’avoir un moyen personnel d’évaluer l’efficacité du son émis, pour moi la main, mais j’ai rencontré des gens qui comme des chauves souris recevaient le son en retour et à la différence savaient ce qui s’est passé, ce peut être visuel, en communication non verbale, etc ….
  2.  C’est d’avoir une palette de sons, de timbres, de fréquence, de rythme la plus riche possible.

Dernier point, ce chant est avant d’être un outil de soin, est un outil de détente et de méditation, personne ne vous empêche de l’apprendre pour votre usage personnel, aussi étranger soit-il à nos oreilles occidentales il suffit de deux jours pour faire ses premiers pas.

Quatre idées de base :

  • La tenségrité au niveau des cellules permet de penser le corps en terme de résonance.
  • Le chant diphonique par sa structure sonore très particulière met le corps en résonance.
  • Cette mise en résonance permet de défaire les tensions corporelles.
  • Indépendamment d’un usage très pointu pour le soin qui ne peut s’exercer que dans un cadre particulier, il reste que son utilisation outre sa technicité et son aspect esthétique permet de décupler tout autre technique de relaxation pour soi et autour de soi.

Le Chant Diphonique

Originaire de Mongolie et pratiqué habituellement par les hommes son art y atteint des sommets. Il est constitué de plusieurs sons :

  • Un bourdon très stable assez grave en général qui émet de nombreuses harmoniques.
  • Et par la modification de la caisse de résonance de la cavité buccale, on sélectionne une harmonique en général aiguë et qui permet de réaliser un son mélodieux qui «sort de nulle part».

Si la maîtrise du son demande beaucoup de temps, les connaissances et l’entraînement pour en réaliser sont très rapides et deux jours d’entraînement bien guidés suffisent.

Effet des vibrations :

Nous explorerons sur nous mêmes l’effet des vibrations sur les différentes parties du corps.

Nous verrons comment modifier les sons pour en modifier les effets.

Nous verrons l’effet des sons sur le vivant (animaux de la ferme, plantes, …).

Comment les techniques de souffle et de relaxation peuvent être amplifiées.

La hauteur des sons, leurs trémolos, les variations de rythme deviennent des signaux à explorer.

Après deux jours du module 1 : Vous repartirez en sachant moduler des sons diphoniques, même si il faut du temps pour parfaire l’écoute et la réalisation de ce chant très inhabituel.

Vous saurez comment il met en vibration vos tissus corporels, comment vous pouvez le diriger pour vous détendre ou détendre vos proches.

Vous saurez capter l’attention de tout être vivant par votre chant.

Après deux jours du module 2 : Vous repartirez en ayant affiné votre chant, riche d’encore plus de façons de l’émettre et de pistes à découvrir avec lui dans l’exploration de paysages et de volumes sonores dont vous aurez testé l’étonnante réalité !

Variations en harmoniques majeures

Dans la nature, tout est harmonique, gamme visible et invisible de saveurs, de fréquences sonores et vibratoires, audibles et inaudibles. Le chant diphonique (parfois tri-phonique) est une voie d’exploration de cette spirale mosaïque : toucher par le son, les voies offertes par toutes les dimensions pour revenir au point central, l’unisson, de la voix, des cœurs, des consciences.

De par mon expérience de soignant intuitif multi espèces, de par mon expérience du chant diphonique que j’emploie dans le soin depuis plusieurs années au quotidien … ou qui m’emploie pour s’évoquer vibratoirement, je vous propose de vous aider à toucher ces vibrations pour vous-même ou pour entendre et toucher l’autre : humain, animal, végétal, minéral, …

Poser une communication vibrante. Dans les stages en deux modules, nous irons à la découverte du son et du chant diphonique.

FAQ :

Comment apprendre lorsque l’on chante faux ? Est-il possible de chanter ?

Chanter faux n’a de sens que si on veux chanter dans un groupe où tout le monde doit être calé sur la même note. En chant diphonique on choisit une note … n’importe laquelle, même celle qu’on ne croyait pas faire ! Note qu’on n’a pas besoin de caler sur quoi que ce soit et on génère des harmoniques de cette note automatiquement … qui par définition sont harmonieuses avec la note de base et le tour est joué … pas de canards en vue ! Facile non ?

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